TIM LE MATIN, AVANT DE PARTIR TRAVAILLER
7H00. Il est l’heure pour Tim de partir au travail et comme chaque matin, il se connecte à
Internet afin de consulter la météo et de faire le point sur le trafic routier. Pour cela, il dispose de différents terminaux (ordinateur, téléphone mobile,
PDA, etc.).
Les technologies lui permettant d’accéder à
Internet sont de deux types :
• celles qui transmettent les données :
ADSL, câble / satellite,
WI-FI et
WIMAX ;
• celles qui les interprètent : le modem.
Le
terminal relié à
Internet possède souvent un
firewall (
pare-feu) comme dispositif de protection pour empêcher les intrusions. Il existe d’autres dispositifs de protection (anti-
spam, anti-
virus, anti-hameçonnage, etc.).
La connexion à
Internet est possible grâce à un fournisseur d'accès à
internet (
FAI) ou un opérateur télécom, qui affecte au
terminal une ou plusieurs adresses
IP (
Internet Protocol). Par le biais de cette adresse, le
terminal et tous les terminaux qui utilisent la même connexion sont reconnus sur le réseau.
Tim peut se connecter à
Internet via un navigateur ou une application
Internet. Connecté, il devient
internaute.
Différents outils de mesure d’audience et de fréquentation existants (mesureurs) peuvent alors être susceptibles de relever son
lieu de connexion et son origine géographique.
Tim choisit d’utiliser son navigateur pour accéder au
web. Lorsqu’il l'ouvre, sa
page par défaut s’affiche. Tim a aussi accès à ses
favoris ou
signets. Il choisit parmi eux un site
Internet de météo dont il a conservé l'adresse dans ses
favoris. Comme il va souvent sur ce site, la
page d'accueil est dans la
mémoire cache du
terminal et s’affiche rapidement.
Cette
page s’affiche grâce à un code informatique qui peut être du
HTML, du
XML, du
FLASH, de l’
AJAX, etc. Elle peut être constituée de différentes parties : les frames. Quand la
page s’affiche, il se peut qu’elle appelle d’autres types de pages comme des
pop-up ou
site-under.
Sur ce site météo, Tim débute sa
session utilisateur durant laquelle il consulte plusieurs pages. La consultation d’une ou plusieurs pages d’un même site le transforme en
visiteur de ce site. Il est alors possible pour les mesureurs de calculer le temps passé par Tim au cours de sa
visite.
Ensuite, Tim se rend sur un site de trafic routier. Au lieu de taper l’adresse
web du site (l’
URL) dans la barre d’adresse, Tim s’aide d’un
moteur de recherche en y tapant « Trafic routier ». Il génère ainsi une
requête.
Le
moteur de recherche lui propose une liste de résultats. Certains apparaissent sous forme de textes descriptifs et de liens hypertextes ou encore d’images, de vidéos, etc.
Les réponses de type « texte » sont souvent organisées en zones séparées. L’une est un espace publicitaire identifié comme tel. Pour y placer leur texte, les annonceurs achètent des mots-clés (c’est le
référencement payant qui a recours aux liens sponsorisés).
Parmi les liens hypertextes proposés par le
moteur de recherche, Tim trouve un site qui l'intéresse. Il fait un
clic sur ce lien qui engendre une nouvelle
requête.
Lorsque la
page demandée s’affiche entièrement, elle est comptée comme
page vue. Il arrive parfois que le site redirige l’internaute vers une autre
page (exemple : en cas de changement d’adresse
URL du site). C’est cette autre
page qui sera comptée par le
mesureur.
Tim accède ainsi à du texte, des images, de la vidéo et du son. Ces contenus peuvent être organisés à des fins de consultation seule, de discussion (
chat,
forum), de publications pouvant êtres commentées (
blog) ou de création participative (
WIKI). Ces deux dernières formes sont représentatives de ce qui est appelé le
web 2.0.
Ces contenus se présentent sous forme de flux à consulter en direct ou en différé. Le catalogue des possibles est vaste :
téléchargement,
podcast,
streaming,
VoD, etc.
Sur le site choisi, Tim voit en direct l’état du trafic. Rassuré, il quitte son domicile pour partir au travail.
Haut de pageTIM AU BUREAU
À son arrivée au bureau, il allume son ordinateur et lance son logiciel de consultation de messagerie professionnelle, se connectant ainsi une nouvelle fois à
Internet sans passer par son navigateur. En effet, le
web, le
FTP et l’
e-mail sont trois composantes différentes d’Internet.
Parmi ses
e-mails, il retrouve les lettres d’information (
newsletters) auxquelles il s’est abonné. Depuis ses
e-mails, il peut de nouveau accéder au Web grâce à des liens hypertextes qui peuvent l’inciter à se connecter à d’autres sites
Internet.
Suite à un
clic sur un
lien hypertexte, Tim découvre un site de matériel multimédia. En effet, Tim est un
internaute occasionnel de plusieurs sites dédiés à l’information sur les nouvelles technologies, surtout depuis qu’il souhaite équiper la salle de réunion d’un nouvel écran plasma. Ce site correspond parfaitement à ses besoins ! Tim décide alors de l’ajouter à ses
signets et de s’inscrire à la lettre d’information proposée. Ravi des informations pertinentes qu’il y trouve, il s’attarde sur sa
visite en explorant les nombreuses rubriques du site ; des publicités (format publicitaire
display) sur de nouveaux produits aiguisent sa curiosité et lui permettent d’accéder à un niveau d’information complémentaire. Tout au long de son surf, il peut aussi cliquer sur des liens hypertextes et sur des liens sponsorisés.
Il sera alors possible de comptabiliser le nombre de pages vues par Tim, le
nombre de clics qu’il aura effectués ainsi que son
temps passé par visite. Toutes ces actions constituent des indicateurs de mesure.
Très intéressé par ce site, qui lui semble correspondre à ses attentes, Tim s’y inscrit. Il y retournera régulièrement et en deviendra dès lors un
internaute régulier ou assidu.
Pour l’aider à s’informer, son logiciel de messagerie ou un logiciel spécialisé peuvent également lui permettre, en temps réel, de recevoir les alertes
mails et les flux
RSS auxquels il s’est préalablement abonné. Cette dernière technologie lui permet de retrouver, sur une
page personnalisable, les nouveautés de ses sites
favoris dès leur mise à jour. Il peut ainsi être prévenu immédiatement d’une vente promotionnelle limitée dans le temps ou d’une mise aux enchères de produits comme des billets d’avion ou des voyages « dernière minute » bradés par des agences de voyage en ligne.
Haut de pageTIM VA DÉJEUNER
À l’heure du déjeuner, Tim a l’habitude de se rendre dans un parc disposant d’une borne
WI-FI publique gratuite. La plupart du temps, il utilise son
PDA afin de consulter ses
e-mails personnels durant sa pause. Aujourd’hui Tim se connecte par son ordinateur portable et consulte les cours de la bourse grâce à un
widget installé sur le bureau de cet ordinateur ou à un agrégateur
RSS.
Les titres de la société concurrente de la sienne s’envolent. Pour en comprendre les raisons, Tim se rend aussitôt sur un
forum économique où de nombreux internautes échangent des informations. La frénésie a saisi cette « communauté » et le modérateur du
forum est intervenu en postant un
lien hypertexte vers le
blog d’un des meilleurs analystes financiers du moment, qui explique que cette société vient de présenter un nouveau produit révolutionnaire.
Tim accède ensuite à sa messagerie personnelle via un
webmail en s’identifiant par un jeu de codes unique et personnel (
login et mot de passe). Tout en consultant son courrier électronique, il remarque une publicité (cf. formats) pour une destination de voyage. Cela tombe bien, c’est justement la destination qui l’intéressait ! Normal, cette publicité était ciblée. Il clique. Le
mesureur a alors compté une
impression publicitaire et un
clic, et en déduira à terme un taux de
clic sur ce message.
Après avoir cliqué, Tim arrive sur un site de
e-commerce. Mais ne voulant pas précipiter son achat, il décide de se rendre sur un
comparateur de prix (
shopbot) qu’il connaît. Ce comparateur met très souvent à jour les informations qu’il collecte grâce à des
refresh réguliers de ses pages.
Pour proposer ses listes de choix au meilleur prix, un comparateur
visite différents sites de
e-commerce grâce à des
crawlers (robots). Les visites ainsi mesurées sont exclues de la mesure de ces sites par le
mesureur.
Rassuré par le prix annoncé, Tim retourne sur le site de
e-commerce et passe commande. Au moment de payer, le site le prévient qu’il va entrer dans une zone sécurisée (
HTTPS) : Tim sait qu’il va pouvoir sans crainte saisir son numéro de carte bancaire dans le formulaire que le site lui propose ; le
mesureur ne verra pas le détail de la commande mais saura qu’elle a été finalisée et pourra éventuellement en déduire un
taux de transformation.
Pendant qu’il est installé à surfer sur un banc public, toujours friand de nouvelles technologies, Tim songe que s’il n’y avait pas de borne
wi-fi, il lui faudrait investir dans un
smartphone pour profiter pleinement des performances de la connexion
3G dans les grandes zones urbaines.
Haut de pageTIM RETOURNE AU BUREAU
Tim rentre au bureau. Il retourne sur le site de matériel multimédia visité le matin. Comme il n’efface pas ses
cookies et qu’il a demandé à ce site de retenir ses codes d’accès, il n’a plus besoin de les entrer de nouveau. Du point de vue du
mesureur site centric, il est toujours le même «
visiteur ». Du point de vue du
serveur de publicité (
ad server), il est reconnu comme ayant vu la publicité pour le site de matériel multimédia et il ne la reverra plus grâce à un
capping.
L’après-midi se passe sur fond de
web-radio d’information. Une émission retient l’attention de Tim. Son application audio lui indique le nom de cette émission et des intervenants, et lui propose de la télécharger.
En quelques instants, le
téléchargement est complet. Tim pourra désormais transférer l’émission sur tous ses terminaux numériques compatibles avec le format de l’émission (
PDA, téléphone mobile, baladeur multimédia, etc.). Il décide également d’envoyer cette émission à ses collègues, un seul
clic lui suffit pour ajouter au champ destinataire de son
e-mail la liste de ceux-ci qu’il a définie par avance en tant que groupe.
Tim utilise sur son ordinateur de bureau une connexion
ADSL haut débit. C’est son entreprise qui a contracté ce forfait de connexion professionnel collectif auprès d’un fournisseur d'accès à
internet (FAI). C’est la garantie d’un service performant pour l’ensemble de ses employés.
Grâce à cette connexion
haut débit, Tim peut aussi utiliser la technique de voix sur
IP (
VoIP) qui peut supporter un service de téléphonie
IP. Il économise ainsi son forfait téléphonique professionnel et continue de travailler à son rapport tout en entrant en communication avec son directeur marketing. Comme il garde les mains libres, il peut entrer directement dans son rapport les nouvelles données fournies par son collègue.
Il est temps de rentrer. Avant de partir, Tim retourne sur
Internet et consulte le même site d’info-trafic que le matin. Du point de vue du
mesureur Site Centric, il est compté comme un deuxième
visiteur cookie. Du point de vue du
mesureur user centric, il est compté comme un
visiteur unique et non comme un deuxième
visiteur.
Comme il a un rendez-vous au restaurant après le travail, Tim entre l’adresse du restaurant dans son
GPS pour s’y rendre plus facilement.
Haut de pageTIM AU RESTAURANT
Arrivé au restaurant, il s’aperçoit que ses amis sont en retard. Pour passer le temps, il décide de prendre un verre tout en consultant les informations sur un site
WAP, ce qui est possible grâce à son abonnement téléphonique et à des normes spécifiques de son téléphone portable (
3G,
EDGE,
UMTS, etc.). Tim devient ainsi un
mobinaute. Au cours de sa navigation sur téléphone mobile, il verra aussi des bannières et des liens publicitaires hypertextes.
Il réalise qu’il vient de recevoir un
SMS : ses amis le préviendraient-ils d’un autre lieu de rendez-vous ? Non, c’était un
SMS publicitaire geolocalisé lui indiquant une promotion dans le magasin se trouvant en face du restaurant ! Il décide de faire un tour dans ce magasin. Mais avant d’y entrer, il prévient ses amis : il leur envoie une photo de la devanture du restaurant par
MMS pour les aider à trouver le lieu et leur signale qu’il est allé faire quelques emplettes en les attendant.
Après le dîner, Tim rentre à la hâte chez lui. En effet, il a un rendez-vous par vidéoconférence avec son oncle Sam qui vit aux États-Unis. Il allume son ordinateur qui détecte immédiatement le réseau
WI-FI disponible.
Pour discuter avec son oncle, il a deux options : un
chat vidéo sur un site
Internet ou une application
Internet. Dans tous les cas, il lui faut une
webcam et un microphone. En termes de mesure, si Tim choisit une application, au moment où il la lance, le
mesureur user centric compte une
session mais pas de
page vue. En revanche, s’il y a de la publicité, le
serveur de publicité compte bien une impression. Pendant la conversation, son oncle Sam lui parle d’une nouvelle série absolument fantastique, disponible en
streaming ou en
téléchargement légal ; il vient d’ailleurs de poster sur son
blog un
billet (
post) contenant une vidéo qu’il a
taggée au nom de la série. Cette vidéo montre une interview du réalisateur que Sam a également
uploadée sur plusieurs sites de partage de vidéos ainsi que sur ses différentes fiches de profil exposées sur des sites de
réseaux sociaux. Devant l’enthousiasme de son oncle, Tim se dit qu’il va télécharger (au moyen de la
VOD, du
peer to peer, etc.) un ou deux épisodes pour se faire sa propre idée. Si la série lui plait, il pourra laisser un commentaire sur le
blog de Sam et donner une note à la série.
Pendant qu’il télécharge le premier épisode, Tim est contacté par un ami qui lui propose une conversation téléphonique
via IP. Il décline cette proposition via sa messagerie instantanée en pianotant sur son clavier « Dsl pas dispo ».
Avant de se coucher, Tim entame une partie de
jeu vidéo sur sa console de salon puis sur son PC. Tout en jouant, il réalise que les publicités dans son jeu ne sont pas les mêmes que lors de sa dernière partie. C’est normal, sa console et son PC étant reliés à
Internet, un
serveur de publicité a détecté sa connexion.
C’était une journée dans la vie de TIM.
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